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Accessible tant à pied qu'en fauteuil roulant, le personnel présent est là pour vous aider à accèder aux 3 étages nécessaires à l'exposition et répondre aux besoins particuliers de chacun. Au départ pour bien se sentir investis, on nous remet une carte d'embarquement indiquant notre lieu de départ, la date, le nom du passager, son âge, ses origines et son histoire familiale et avec qui nous avons voyagé... Pour ma part j'ai été l'heureuse élue d'avoir la carte de "Millvina" Elizabeth Gladys Dean, dernière survivante du Titanic décèdée le 31 mai 2009 qui était âgée de 9 semaines lors du nafrage.
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Le fait d'avoir cette carte donne plus à réfléchir aux passagers voyageant à bord du Titanic, leurs motifs, leurs liens avec le monde extérieur et la classe à laquelle ils appartenaient...car en cette époque la classe était très importante tellement que les premières classes avaient des suites de 3 à 4 chambres avec un choix de restaurants, menus, divertissements de toutes sortes, mangeant dans de la vaisselle colorées, ornées de motif et d'or. Avec un tarif aux alentours de 4000$ (ce qui représentait environ 10 ans de travail pour un salarier moyen), les propriétaires de la White Star Line ne lésinaient sur rien pour plaire à ces riches propriétaires d'insdustries ou de familles de la haute société.
La seconde classe possèdait également des restaurants, bibliothèques et autres services tels que la plupart croyait être en première si on comparait au luxe offert sur les autres paquebots habituels.
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A l'antipode, dans la troisième classe, le voyageur ne possèdait qu'une petite chambre (sorte de cellule) avec une tablette pliante leur servant de banc ou table, un petit miroir et des lits superposées pour 4, 6 ou 8 personnes et un service de base pour la cuisine qui leur était servie dans des bols, assiettes blanches ornées d'un simple motif de la White Star gravé en rouge. On pouvait se retrouver avec des personnes de langues différentes et n'ayant qu'un seul point commun, rejoindre l'Amérique.
Plusieurs photos, textes et histoires ornent les murs de l'exposition qu'il faut prendre le temps de lire pour mieux s'imprégner de cette saga débutant par la construction de cet insummersible, le voyage lui-même, les origines des passagers et le fatidique résultat du naufrage . On y apprend également que la survie de l'épave du Titanic semble incertaine dû à la présence de bactéries mangeuses de fer appelées "rusticles" qui apprécient le métal du Titanic..laissant cependant intactes les autres articles se trouvant à bord et qui sont maintenant enfouis dans le sable qui les protège des intempéries.
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Lorsque le directeur de la White Star Line a pris le canot 15, le dernier partant du Titanic, il laissait à bord plus de 1500 passagers écoutant la musique infatigable de l'orchestre qui a demeuré à bord accompagnant vers la mort ceux qui n'avaient pu trouver place dans des canots partis à moitié pleins au début car malgré la rencontre avec un iceberg , la majorité croyait que c'était impossible pour le Titanic de couler, alors pourquoi évacuer lorsque cela ne se produirait pas. Erreur fatidique pour les hommes demeurés à bord, laissant partir femmes et enfants d'abord, bien que certaines dames ont préféré terminer leurs vies avec celui qu'elles avaient aimé et accompagné depuis des années.
Impressionnant, intéressant, éducatif sont tous des adjectifs collant bien à cette exposition qui impose à l'esprit un voyage à travers le temps nous forçant à s'arrêter pour mieux survoler cette page historique.
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Une histoire, la vraie, présentée avec respect et doigté et qui nous donne la sensation d'entrer dans un livre géant d'histoire dans lequel on peux presque entendre réfléchir certains acteurs de cette page de vie, plus vibrante que jamais; une épopée à vivre en famille assurément.
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