Coco Chatel débarque au Théâtre Beaumont St-Michel
Hier soir, nous avons eu le plaisir d’assister à la première de Coco Chatel, une nouvelle comédie hilarante de Carl Ritchie (qui nous avait donné la Cousine Germaine la saison dernière) et mise en scène par Michel Poirier qui sera à l’affiche tout l’été au Théâtre Beaumont St-Michel officiellement jusqu’au 14 août 2010 (mais possiblement avec des supplémentaires variables jusqu’au 11 septembre-horaire à vérifier sur leur site).
Avec la brochette d’artistes sélectionnés pour mettre en valeur cette pièce sortie de l’imagination délirante de Michel Poirier, le résultat ne pouvait être qu’éclatant et des plus divertissants.
Que ce soit Louise DesChâtelets en mère insistante et parfois déplaisante ou Adèle Reinhardt interprétant une Coco délurée, parfois désabusée mais aussi planante, heureuse et amoureuse ou Jonathan Michaud dans le rôle de Max, un assistant suave qui glisse comme une soie dans son personnage ou Philippe Cousineau, le mystérieux amoureux de Coco, sur lequel plusieurs suppositions viendront pimenter la conversation et mettront à contribution l’imagination fertile de l’entourage immédiat de Coco ou l’interaction des comédiens l’un envers l’autre et l’arrivée surprenante de Michel Poirier en deuxième partie…tout est mijoté pour plaire.
Conceptrice de costumes pour des pièces de théâtre Coco Chatel est libre, fière de son âge, de ses amitiés et de sa vie…jusqu’à ce que l’amour frappe à sa porte et qu’Henri lui fasse connaître des sensations nouvelles et lui fasse entrevoir le chemin de l’impossible. Tout ce va et vient dans sa vie, bouleverse bien plus sa mère qui passe d’un extrême à l’autre et qui se confronte ou s’allie à Max qui ne demande pas mieux que d’essayer de faire partie de la famille.
M. Ritchie leurs a concocté un mélange savoureux de belles répliques qui arrivent à profusion, à point et qui déclenchent les rires tout au long du déroulement de la soirée. Même si Coco ouvre sa bouche sans savoir ce qui va en sortir, utilise un langage menant à la confusion parfois, elle charme l’assistance en même temps qu’ Henri qui la trouve inhabituelle mais naturelle , surprenante pour qui il donnerait tout et qui adore son langage coloré. Avec une mère qui a une vivacité d’esprit fertile, un assistant adorable, délicieux avec un cœur d’or prêt à tout pour protéger ou la guider, Coco est aux bords de perdre son latin .
De famille loyale à royale, il n’y a qu’un pas de deux ou trois à franchir et la transformation d’une conceptrice de costumes à princesse peut être compliquée et la démarche pour y arriver survoltée et pétillante , pleine de revirements rapides, inattendus; que l’on a le goût de revoir dès le tombée du rideau tellement on est attaché aux personnages… un pur délice d’été, qui se savoure jusqu’au derniers mots.
Un incontournable pour tous ceux qui n'ont pas peur d'avoir du plaisir en famille , entre amis ou en groupes...dépêchez-vous de réserver vos places et d'en profiter pour déguster le buffet gourmand du théâtre ou de siroter un breuvage frais sur la terrasse adjacente.
Après la première nous avons eu le privilège de rencontrer les comédiens -vedettes de cette saison estivale et de renouer le contact avec l'auteur M.Carl Ritchie qui est si accessible et discute avec un évident plaisir de cette création mais aussi de sa dernière année, des succès qui ont été produits à New-York, Las Vegas et Los Angeles et de ses projets pour l'été au nord de New York dans son théâtre. À 5 minutes à pied de sa résidence cela lui donne une liberté incroyable de voir sa dernière comédie musicale et même d'interprèter un rôle principal dans une autre pièce qui s'y jouera par la suite dans son théâtre qui n'a que 100 places mais qui permet d'apprécier encore mieux le jeux des acteurs.
Une dernière incursion des paparatzis, la photo du cast 2010 . Mme Dany Gagnon, directrice générale avait bien raison d'être heureuse de nous avoir présenté cette nouvelle cuvée éclatante de sourires, de soupirs, de désirs, de fabulations et d'imagination sur fonds d'énergie, d'amour, d'espoirs et de rêves royaux.

